prendre un couteau
et fendre son image
que tous les miroirs
pourrissent
ah ces rages qui nous rendent
toujours plus amers
de n'avoir que cela
comme age et faux visage
je voudrais être belle
parfois
ne serait-ce peut-être
qu'au miroir de tes yeux
tous tes mensonges ne me guériront pas
d'haïr depuis toujours
moi, je suppose
dommage
dimanche 16 décembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
samedi 27 octobre 2012
avenue des silences
se perdre l'espace d'une fracture d'ailes
et chuter jusqu'au cri des chairs,
meurtrie de solitude des morts,
avenue des silence
et chuter jusqu'au cri des chairs,
meurtrie de solitude des morts,
avenue des silence
jeudi 11 octobre 2012
sève-écorce
sève-écorce, sang de chair
tous les désirs convergent
vers l'étoile-coeur qui les déchire
de rêves
tous les désirs convergent
vers l'étoile-coeur qui les déchire
de rêves
jeudi 4 octobre 2012
on aurait dit
on aurait dit que c'était pas ma vie
que c'était pas ma vie d'en bas
on aurait dit qu'à la place y aurait
un truc plus beau que celui-là
d'accord?
que c'était pas ma vie d'en bas
on aurait dit qu'à la place y aurait
un truc plus beau que celui-là
d'accord?
tous ceux-là
ça doit être une triste chanson
ça ne peut, je ne veux pas
ça ne peut être la vraie chanson
de ma vie,
c'est juste un truc bizarre
ça ne peut, je ne veux pas
ça ne peut être la vraie chanson
de ma vie,
c'est juste un truc bizarre
le corps en face
non je ne peux pas
même ici dans ces entrelacs
laisser bruisser l'inacceptable
chant de corps
même ici dans ces entrelacs
laisser bruisser l'inacceptable
chant de corps
jeudi 27 septembre 2012
la douceur du réel
tu dormirais soudain, comme un oiseau de proie
perdu dans ses pensées de sombre charognard,
j'ai trop mal de voir ma charogne debout,
puisque derrière y cogne l'odeur d'un sang pourri
perdu dans ses pensées de sombre charognard,
j'ai trop mal de voir ma charogne debout,
puisque derrière y cogne l'odeur d'un sang pourri
la magie est mensonge
tous les "tu" sont hostiles,
les "je" sont apparences,
que c'est dur de survivre
dans un pays où "nous" n'existe déjà plus.
perdre en bleu
détacher un à un tous les barreaux de vent,
piétiner à sang nu le temps qu'on a perdu
mourir dans les draps bleus d'une vie infidèle
et repartir
piétiner à sang nu le temps qu'on a perdu
mourir dans les draps bleus d'une vie infidèle
et repartir
dimanche 16 septembre 2012
jeudi 30 août 2012
jeudi 19 juillet 2012
les barreaux
les barreaux de ma prison sont tes silences et tes regards,
toi, témoin cruel dont jamais on ne se défait,
losqu'on n'arrive même plus à se mentir.
toi, témoin cruel dont jamais on ne se défait,
losqu'on n'arrive même plus à se mentir.
le jour a trop d'hier
à terre, encore une fois, comme avant, comme hier.
et terriblement résignée, condamnée à perpétuité?
je t'envie toi qui peut crier, car ici l'air est trop lourd de ce silence
qui m'empêche d'être assez aveugle
pour m'ignorer
et terriblement résignée, condamnée à perpétuité?
je t'envie toi qui peut crier, car ici l'air est trop lourd de ce silence
qui m'empêche d'être assez aveugle
pour m'ignorer
mardi 26 juin 2012
ce que j'apprends de tes images
dans la parenthèse inversée
l'invisible n'est pas ce qui manque à nos yeux
l'invisible n'est pas ce qui manque à nos yeux
dimanche 24 juin 2012
vendredi 15 juin 2012
l'immensité intime
Et ça dépasse d'un coup l'espace de nos rêves. Les yeux soudain sont ouverts, fixant notre autre monde, le verbe se fait sourd, on touche à l'invisible. Immensité intime. Pas volable, pas vendable, ni demain, ni maintenant, s'il te plait accorde-moi ce temps à rien faire. Fou ou sage je respire à côté de ces choses aux arêtes réelles, comme un enfant qui laisse aux batons de couleur le soin d'écrire son monde...
samedi 26 mai 2012
les maux qu'on tue en soit
oh non elle n'est pas sourde
elle me crie sous la peau
comme un essaim d'abeilles
un vin mauvais au sang
elle me fend tous les os
mille vains morceaux de verre
hurlant aux noirs oiseaux
d'arracher mon cerveau
je clouerai mes deux lèvres
pour pourrir sur les mots
avant que naissent les maux
dictés par cette colère
elle me crie sous la peau
comme un essaim d'abeilles
un vin mauvais au sang
elle me fend tous les os
mille vains morceaux de verre
hurlant aux noirs oiseaux
d'arracher mon cerveau
je clouerai mes deux lèvres
pour pourrir sur les mots
avant que naissent les maux
dictés par cette colère
jeudi 12 avril 2012
Mille pages
Milles pages noircies
et autant dans ma tête
milles mots tordus
par des tonnes de "peut-être"
les braises d'une lettre
d'un sang d'encre noircie
mercredi 11 avril 2012
vertiges
Tout à coup tu m'as poussée
au bord de la falaise
et j'ai vu la mer s'écraser
sur les pierres, de tout son sang
Et le mien
retour
j'ai marché longtemps
lourde de pierres pour être plus pesante encore
mais j'ai fini par rentrer, tu vois,
avant la nuit
j'aurai peut-être aimé la pluie
il me faudrait des années-lumières de secondes
pour respirer
lourde de pierres pour être plus pesante encore
mais j'ai fini par rentrer, tu vois,
avant la nuit
j'aurai peut-être aimé la pluie
il me faudrait des années-lumières de secondes
pour respirer
jeudi 5 avril 2012
ivre de colère
quand le silence ne donne de limites à rien ni personne
la colère ne fait pas du bien
se taire pour mieux se faire comprendre
est une arme qui ne blesse que soi
mercredi 4 avril 2012
l'enfant intérieur
Mais rire est d'un autre age
sourire est lourd pour moi
dans mes yeux l'indocile
enfant-plume est sali
le tatouage des jours
la solitude est tant chargée de fines épines
presque invisibles au jour
que soudain l'autre vous crie de regarder vers lui
mais vous êtes trop loin pour pouvoir lui sourire
mercredi 25 janvier 2012
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